
Depuis 1998, je vois passer des modes, des études « scientifiques » de laboratoire et des gourous du marketing. Résultat ? Les chaussures n’ont jamais été aussi épaisses, mais les coureurs n’ont jamais été autant blessés.
Il est temps de déconstruire quelques mythes que l’on nous vend comme des vérités absolues. Accrochez-vous, ça va secouer.
1. Le Mythe du poids : L’obsession du gramme inutile
Le marketing vous dit : « Plus c’est léger, moins vous consommez d’O2″. La réalité: À quoi bon gagner 20g sur une chaussure si celle-ci est instable et force vos muscles stabilisateurs à travailler deux fois plus pour ne pas que votre cheville s’effondre ? La fatigue musculaire liée à l’instabilité consomme bien plus d’énergie qu’une chaussure un peu plus lourd mais beaucoup plus stable et calibrée pour votre profil.
2. Le Mythe de l’amorti : l’ennemi « confortable »
On vous venddes « nuages » sous les pieds pour protéger vos articulations. La réalité : L’excès d’amorti (mousse trop molle) est un piège. Il supprime le retour d’information sensoriel. Vos capteurs sensoriels ne sentent plus le sol, donc les muscles ne protègent plus vos articulations. Pire : un amorti massif bloque les réflexes de protection et rend la chaussure instable. C’est comme essayer de courir sur un matelas : vos tendons vous préviennent qu’ils s’épuisent à chercher de la stabilité là où il n’y en a pas.
3. Le Mythe du « Manque de progressivité »
C’est l’argument facile de ceux qui ne veulent pas chercher plus loin: « Si tu as mal, c’est que tu es allé trop vite ». La réalité : Avec un programme bien construit, des chaussures adaptées et des renfos pour optimiser la foulée, mes clients passent de 30/32 km à 42 km pour leur premier marathon sans se blesser. Pourquoi ? Parce que la cause n’est pas le volume, mais la répétition d’un stress mal géré par le corps. La chaussure moderne nous donne une fausse sensation de sécurité. Sans elle, votre corps vous dirait stop bien avant la blessure. La détérioration de la foulée à cause des chaussures ou de la fatigue ou d’une faiblesse est bien à l’origine de la blessure. Mais c’est la chaussure qui masque le stress initial, vous pousse au-delà de vos limites physiologiques, et vous le sentez quand il est trop tard.
4. Le Mythe du rebond : L’oscillation verticale est le poison
Les chaussures à « retour d’énergie » sont à la mode. On adore cette sensation de ressort. La réalité : En course à pied, on cherche l’efficacité, pas à faire du trampoline. Plus vous rebondissez (oscillation verticale), plus vous augmentez la pression sur vos articulations à chaque réception. Une bonne chaussure doit vous aider à avancer, pas à sauter. Le « rebond » agréable est souvent la première cause de blessure articulaire. Douleur de hanches, de genoux ou de dos, il faut revenir aux bases.
5. Le Mythe du « Drop faible = Naturel »
Le minimalisme prône le drop 0 ou faible pour revenir au naturel. La réalité : C’est une erreur de physique élémentaire. Le drop a une utilité simplissime : compenser l’écrasement du talon. Plus une chaussure a une mousse qui se comprime, plus elle a besoin de drop. Si vous mettez un drop faible sur une chaussure molle, votre talon descend plus bas que vos orteils à l’impact (drop négatif réel). Bonjour les compensations et les blessures. La règle chaussures ultra fines drop ultra fin, chaussures qui s’écrasent, drop proportionnel. Le drop ne peut donc pas se dissocier de l’épaisseur et de la densité de la chaussure. C’est pourquoi chez Top Perf nous ne sélectionnons que des modèles cohérents loin des modèles adulés par les influenceurs.
6. Le Mythe de la foulée unique: L’arnaque de l’avant-pied!
Nombre de soit disant spécialistes, vous expliquent qu’il faut courir sur l’avant-pied pour être performant et avoir moins de pression sur les genoux. La réalité : C’est une hérésie biomécanique pour 50% de la population. Si vous êtes un profil Terrien, votre moteur est à l’arrière. Vous avez besoin de poser le talon pour stabiliser votre bassin et engager vos chaînes musculaires puissantes vers l’avant. Forcer un Terrien à courir sur l’avant-pied, c’est l’obliger à faire des petits sauts vers le hauts, sans pouvoir faire rouler les pieds. Autant faire de la trottinette avec des petites roues ovales.
Conclusion : écoutez vos pieds.
Les véritables causes de blessures sont multiples. Mais la principale est la déconnexion entre vos capteurs sensoriels et vos pieds. Elle crée des compensations de foulée et souvent des conflits entre posture, stabilité et réaction au sol.
Chez Topperf, on n’utilise pas de tapis parce qu’on observe la posture et une dizaines d’indicateurs bien plus fiables que la simple pose des pieds et perturbés par les tapis roulants. On ne fait pas confiance aux études financées par les marques. On vérifie et on observe comment votre corps se place et réagit au sol. 25 000 analyses, des milliers de cas particuliers et de clients satisfaits qui comprennent leurs besoins et se débarrassent de leurs douleurs.
Vous voulez savoir si vos chaussures vous mentent? prenez rdv pour notre analyse en ligne ou en magasin



