L’amorti des chaussures : un confort trompeur ?


Nous vivons dans une société où le confort est roi. Les chaussures de sport ne font pas exception. Les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour nous vendre des semelles toujours plus moelleuses et amortissantes. Mais si cet excès de confort était en réalité un piège ? Si, comme le sucre de nos plats, l’amorti nous procurait une sensation agréable immédiate, mais avec des conséquences importantes et sournoises à long terme ?
Le confort illusoire de l’amorti
L’amorti des chaussures actuelles, est conçu pour apporter une sensation de douceur et non pour limiter les chocs et protéger nos articulations. Les nouvelles mousses utilisées nous donnent parfois l’impression de courir sur un nuage, sans ressentir les impacts du sol. Cependant, cette sensation de confort et de sécurité est trompeuse. En effet, trop d’amorti et surtout trop de déformations nous privent des informations sensorielles essentielles que nos pieds doivent envoyer à notre cerveau et dont nos os ont besoin pour se densifier.
Un manque de proprioception
Lorsque nos pieds sont trop isolés du sol, ils ne peuvent plus percevoir les irrégularités du terrain et anticiper les chocs. Cette perte de proprioception, c’est-à-dire la capacité à sentir et de réagir en fonction de la position de notre corps dans l’espace, augmente le risque de microtraumatismes et de blessures. Le pied essaye de réagir sur une structure qui se déforme. Il est en retard et incapable de garantir la stabilité du corps.
L’instabilité et les microtraumatismes
Une semelle molle, est synonyme d’instabilité. La déformation de la semelle à chaque foulée crée des mouvements latéraux qui sollicitent excessivement nos articulations, en particulier les genoux. Ces microtraumatismes répétés entraînent des douleurs chroniques et des problèmes articulaires à long terme.


L’amorti excessif a également un impact sur notre foulée. De plus en plus de semelles ressemblent à du Chamallow. Pourtant la déformation nous incite à courir en fléchissant moins les genoux. Ellel augmente l’oscillation verticale de la foulée, ce qui augmente l’intensité du choc, le temps de contact au sol et l’amplitude de la pronation. De plus, il inhibe le réflexe myotatique. Réflexe déclenché par l’étirement très bref des tendons. Le mécanisme naturel ultra rapide et utra précis qui protège le corps et qui permet de déclencher de façon plus naturelle les réponses musculaires. Résultat : notre foulée devient moins élastique, moins efficace et mopins stable donc plus traumatisante.
En perdant ces contacts bref, le pied perd progressivement la capacité et le plaisir de courir avec un minimum d’amorti. En reprenant des chaussures modérées ou minimalistes, on risque de modifier sa foulée et l’attaque au sol en mettant toute la pression sur l’avant du pied. Cette adaptation qui n’est pas naturelle pour la majorité des coureurs (voir foulée terrienne / foulée aérienne) va très vite fatiguer et surcharger les muscles protecteurs. Il faudra donc reprendre très modérément et renforcer les muscles et capteurs fragilisés par les chaussures molles.
L’excès d’amorti est directement responsable de très nombreuses blessures de la voute plantaire jusqu’au dos, en passant par les tibias, les genoux et toutes les chaines qui vont se fragiliser à cause du confort et qui ne captent plus les changements fins du sol et de la posture.
Alors, quel amorti choisir ?
L’objectif n’est pas de bannir l’amorti, mais de trouver le juste équilibre. Il est essentiel de choisir des chaussures adaptées c’est à dire dont les 9 critères principaux dont la fermeté et le dynamisme, correspondent à notre profil . C’est ce que nous faisons depuis 1998 et nous gardons toujours cette ligne de conduite. Une expérience unique basée sur plus de 25000 analyses de foulées que nous partageons quotidiennement. L’amorti pour être efficace doit se contenter de réduire les ondes de chocs et absolument pas rajouter de la déformation sous les pieds. La semelle doit garder une densité suffisante pour permettre au pied d’agir.
Conclusion
Pour qu’une chaussure ait le moins d’impact négatif sur la foulée il faut que l’amorti soit suffisant mais surtout pas excessif. L’amorti des chaussures est un outil précieux qui permet au pied qui a perdu l’habitude d’être nu, de garder une action efficace . Mais il ne doit pas être utilisé à outrance. Comme le sucre, il trompe le cerveau avec des sensations agréables. C’est ce qui en fait son succès commercial malgré des conséquences trop souvent néfastes à long terme. Comme pour le sucre, il est donc essentiel de le limiter pour respecter ses pieds et sa foulée. Comme avec le sucre l’amorti plait au cerveau mais il y en a souvent beaucoup trop.
Alors vos chaussures sont-elles fabriquées en Chamallows?
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